Ma passion, mon métier.

21.04.2020

Aujourd’hui, je vous propose un sujet assez spécial que j’ai toujours eu du mal à traiter !

J’ai décidé de vous parler de ma passion de la photo et vidéo, mais aussi de ce qui m’a permis d’en arriver là. Comment je suis arrivé dans le monde de l’image, mon cursus ainsi que ma vision de voir les choses.  Cela vous permettra, je l’espère, de mieux appréhender mon univers, d’autres pourront avoir des pistes & des conseils …

morgan kessler photographe

Qui es tu ? Quelle est ton histoire ?

Moi, c’est Morgan et je suis né un beau jour d’avril 1987 à Montpellier … on continue ?! Blague à part, je pense qu’avec un peu de recul maintenant, le fait d’avoir grandi dans les années 90 ait pu jouer un rôle dans tout ça. Très jeune, je me suis nourri des films qui ont façonné mes goûts de l’image et mon intérêt pour la culture pop. « Les Gremlins », « ET », « Ghostbuster »…   sans oublier la trilogie culte « Retour vers le futur » ! Je me vois encore dans la chambre de ma grand-mère, à admirer les exploits de Marty McFly  sur sa TV cathodique 🙂

Adolescent, je découvre le cinéma de Quentin Tarantino. Une révélation ! C’est à ce moment là que j’essaie de réaliser des films avec mes amis. Je dis bien « essayer » car il fallait bien que je commence par quelque chose ! Je continue d’ailleurs de conserver tout ce que j’ai pu réaliser.  Même si tout cela me fait sourire maintenant, je ne regrette pas d’avoir fait ces projets. Cela m’a permis d ‘apprendre de mes erreurs et de progresser. Je n’ai jamais considéré les erreurs comme des échecs. Au contraire, faites-en un maximum et le plus tôt possible ! Du moment qu’il y a une remise en question, ce n’est que du plus !

Pourquoi le monde de l’image ?

C’est sans doute la question la plus compliquée pour moi. Le « Pourquoi » est quelque chose pour lequel j’ai le plus de difficultés à répondre. Cela ne m’étonnerai pas que dans 5 ans, je soit encore à en chercher la raison !

Il y a quelque chose de nostalgique à tout cela. L’esprit a cette fâcheuse tendance à oublier, comme si un rêve, de plus en plus flou, s’évaporait au fil des années. Et l’image est là, pour nous rappeler précisément, cet endroit,  ces visages, cette ambiance. Elle nous ramène à notre propre existence, à nos choix et le chemin que l’on a parcouru jusqu’à aujourd’hui.

années 80 photographe passion vidé blog

Quand je dis que je viens des années 80, c’est pas une blague !

Quel est ton cursus ? 

Je n’ai jamais été bon élève. Dans ma bulle, on me qualifiait souvent de « rêveur« . En cours, je dessinais beaucoup et je décrochais très facilement. Mon temps d’attention était limité. Malgré tout, j’arrivais à me débrouiller tant bien que mal pour avoir la moyenne afin de faire ce qu’il y avait à faire et passer à l’étape suivante.


Après l’obtention du BEPC, je m’orientais vers un BEP électronique. Je pensais faire des choses axées sur la robotique, avec du concret et des expériences. J’avais eu une vision plutôt « geek », à la « e=m6 » de ce cursus mais en fait, pas du tout : j’ai détesté ! J’ai malgré tout été au bout de ce cursus et après l’obtention de ce diplôme, j’ai rattrapé un BAC STI génie-électronique. C’était la seule voie qui me restait afin de pouvoir accéder à des études supérieures.


Durant cette dernière année, j’ai eu l’occasion de participer à une journée portes ouvertes pour découvrir le BTS Audiovisuel du Lycée Henri Martin, à Saint Quentin (02). Découverte du matériel audiovisuel, des techniques de l’image … tout l’univers qui me fascinait était devant mes yeux ! Je n’avais qu’une seule hâte : pouvoir accéder a cette formation et remplir ma soif de connaissances ! Car même si à cette époque là, je commençais à réaliser des courts-métrages avec mes amis, mon niveau de théorie et de pratique sur la technique était limité. Il était plus difficile qu’aujourd’hui de se former soit même. Youtube en était encore à ses débuts et il y avait un gros manque de contenu pour apprendre.

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En pleine concentration lors de mon BTS Image !

J’étais remonté à bloc. Et ça a été le déclic pour obtenir mon BAC ! Il y avait au total 5 options de 12 élèves : Image – Son – Exploitation – Montage et pour finir,  Gestion-Production. C’est naturellement vers l’option Image que j’avais jeté mon dévolu.

Jusque là, j’avais subit le système éducatif. Je ne comprenais pas ce que je faisais, je ne savais même pas à quoi cela m’aiderait dans ma vie par la suite. Là, j’avais une réelle raison. Mon déclic fut de faire ce que j’aimais, tout prenait désormais sens.

Les diplômes ont été utiles ?

Oui et … non ! Après mon BTS, j’ai validé une licence (Arts du spectacle – option cinéma). Trop théorique.

Aujourd’hui, aucun diplôme ou formation ne t’es demandé. Je n’ai donc à ce jour jamais dû me justifier, que ce soit par obligation, ou par souci de crédibilité.

Je ne regrette pas d’avoir fait une formation audiovisuelle car j’ai pu manipuler le matériel et apprendre en profondeur la technique. Comment un capteur fonctionne ? Qu’est ce que la lumière exactement ? Apprendre les bons gestes pour être rapide, efficace et le tout en sécurité.

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Te verrais tu faire autre chose ?

Ce que je fais aujourd’hui – mon métier mais aussi mon statut d’indépendant – est la réponse la plus adaptée à un système – avec ses rouages et ses codes – que je ne comprends pas.

J’aime vraiment ce que je fais, alors pourquoi changer ? 🙂